Code informatique sur fond de figured géométriques multicolore et d'un globe terrestre semi-transparents

Et si votre site web était aussi une déclaration de valeurs?

Vous gérez une organisation culturelle, un organisme de bienfaisance, une petite entreprise. Vous n'avez pas une armée de techniciens derrière vous. Mais vous prenez régulièrement des décisions qui engagent votre présence numérique pour plusieurs années : quel outil choisir pour votre site web? Quelle plateforme pour gérer vos membres? Quel service pour vos infolettres?

Ces décisions semblent techniques. Elles ne le sont pas vraiment. Ce sont des décisions stratégiques et elles méritent d'être abordées comme telles.

« Logiciel libre » ou « open source » : qu'est-ce que ça veut dire pour moi?

Commençons par démystifier le concept, parce que le terme fait souvent peur ou, à l'inverse, est mal compris.

Un logiciel open source, c'est un logiciel dont le « code source » — la recette, en quelque sorte — est accessible à tous. N'importe qui peut l'examiner, l'améliorer, l'adapter. Et surtout, ces améliorations reviennent à la communauté entière. Personne ne peut s'approprier le logiciel pour le transformer en produit fermé et payant.

À l'opposé, un logiciel propriétaire appartient à une entreprise. Vous n'achetez pas le logiciel, vous achetez le droit de l'utiliser, selon les conditions que l'entreprise fixe, et qui peuvent changer du jour au lendemain.

La distinction est importante. Pas pour des raisons techniques, mais pour des raisons très concrètes : qui décide? qui contrôle? et jusqu'où va votre autonomie?

Infographie comparant les logiciels open source et propriétaire

La dépendance, ce piège silencieux

Voici un scénario que beaucoup d'organisations ont vécu. Vous choisissez une plateforme propriétaire populaire pour gérer votre site ou vos membres. Ça fonctionne bien pendant deux ou trois ans. Puis l'entreprise derrière la plateforme est rachetée. Ou elle décide de changer son modèle tarifaire. Ou elle abandonne la fonctionnalité dont vous dépendez. Ou, dans le pire des cas, elle ferme.

Et là, vous vous retrouvez coincé. Vos données sont prises en otage dans un format que vous ne maîtrisez pas. Tout ce que vous avez construit dépend d'une décision que vous n'avez pas prise et que vous ne contrôlez pas.

C'est l'un des risques les plus sous-estimés dans les choix numériques des petites et moyennes organisations.

Avec un outil open source, la situation est fondamentalement différente. Le logiciel n'appartient à personne en particulier : il appartient à sa communauté. Vous pouvez changer d'agence web sans tout recommencer. Vous pouvez migrer votre hébergement. Vous pouvez adapter l'outil à vos besoins sans demander la permission à personne. Votre présence numérique vous appartient vraiment.

Quand l'ONU choisit l'open source

En juin 2025, les Nations Unies tenaient leur première Open Source Week à New York, une semaine de rencontres entre gouvernements, organisations internationales et communautés de logiciels libres du monde entier.

Drupal, la plateforme sur laquelle Percumédia construit ses projets, y était présent. Pas comme observateur : comme exemple. Car Drupal incarne exactement ce que l'ONU cherche à encourager, une communauté active dans plus de 150 pays, sans acteur dominant, dont personne ne peut s'emparer pour en faire un produit commercial fermé.

Ce qui est ressorti de cet événement est éloquent : l'open source n'est plus perçu comme un choix technique alternatif. C'est devenu une question de gouvernance. De plus en plus de gouvernements posent la question ouvertement : si des fonds publics financent le développement d'un outil numérique, ce code ne devrait-il pas appartenir à tous?

Pour les organismes culturels, communautaires et les petites entreprises, la logique est la même. Ce que vous construisez avec votre budget limité devrait vous appartenir, et pouvoir vous servir longtemps.

Souveraineté numérique : reprendre le contrôle de ce qui nous appartient

C'est le sujet dont on parle de plus en plus au Québec et au Canada et pour de bonnes raisons.

Posez-vous cette question : savez-vous vraiment où vivent vos données? Les informations sur vos membres, vos donateurs, vos clients, vos transactions, sur quels serveurs se trouvent-elles? Dans quel pays? Sous quelles lois?

Si vous utilisez des services fournis par de grandes entreprises américaines, ce qui est souvent le cas, même sans le réaliser, il existe des lois américaines qui permettent aux autorités d'accéder à ces données, même si les serveurs sont physiquement au Québec. Ce n'est pas une hypothèse alarmiste : c'est une réalité juridique que de nombreuses organisations découvrent un peu tard.

Pour un organisme de bienfaisance qui protège la confidentialité de ses bénéficiaires, pour une petite entreprise dont les données clients sont son actif le plus précieux, pour un entrepreneur qui construit sa réputation sur la confiance ou pour un organisme culturel qui gère des archives irremplaçables, la question n'est pas abstraite, elle est très concrète.

Il y a aussi une obligation légale à ne pas négliger : la Loi 25, pleinement en vigueur au Québec, impose à toute organisation qui collecte des données personnelles d'obtenir un consentement clair, d'informer les personnes de leurs droits et d'être en mesure de leur remettre leurs données sur demande. Les manquements peuvent entraîner des amendes significatives.

L'open source ne règle pas tout d'un coup de baguette magique. Mais il crée les conditions d'une réponse possible : choisir un hébergeur québécois ou canadien, savoir exactement ce que fait le logiciel qu'on utilise, garder le contrôle sur ses données plutôt que de le déléguer à une plateforme étrangère.

La souveraineté numérique, ce n'est pas un concept réservé aux gouvernements. C'est une décision que chaque organisation peut prendre, une infrastructure à la fois.

Pour les organismes : une question de survie numérique

Si vous dirigez un ensemble musical, un festival, une galerie ou un organisme communautaire, vous faites face à un défi particulier : comment vos contenus, en français, dans un contexte culturel spécifique, vont-ils être trouvés dans un environnement numérique qui favorise massivement l'anglais et les grandes productions?

La réponse ne passe pas par de gros budgets publicitaires. Elle passe par la qualité de votre présence numérique : un site bien structuré, des informations bien organisées, un contenu que les moteurs de recherche et les systèmes d'intelligence artificielle peuvent lire et valoriser correctement.

Les plateformes open source sont construites sur des standards partagés et ouverts, ce qui signifie qu'elles sont mieux équipées pour parler le langage du web moderne. Pour un organisme culturel québécois, c'est un avantage réel. L'open source, ici, n'est pas seulement un choix économique. C'est une stratégie de découvrabilité.

« Mais est-ce que ce sera facile à utiliser? »

C'est souvent la première question qu'on nous pose, et c'est la bonne.

Un logiciel libre peut être techniquement puissant et rester difficile à utiliser au quotidien si personne n'a pris le temps de l'adapter à vos besoins réels. C'est là qu'intervient le travail d'une agence comme Percumédia.

Notre rôle n'est pas de vous livrer un logiciel brut et de vous souhaiter bonne chance. C'est de construire, par-dessus une plateforme robuste et éprouvée comme Drupal, une interface taillée sur mesure pour votre réalité : votre façon de publier du contenu, votre vocabulaire, votre flux de travail. L'éditeur de contenu qui ouvre votre site le mardi matin ne devrait jamais avoir à penser à la technologie qui tourne derrière, il devrait juste pouvoir faire son travail, simplement et efficacement.

C'est précisément ce que l'open source rend possible : une fondation solide, construite par une communauté mondiale, sur laquelle on peut bâtir une expérience sur mesure, sans repartir de zéro à chaque fois et, fait non négligeable, sans payer des licences d’utilisation qui grimpent chaque année.

Un choix qui dit quelque chose de vous

Au fond, choisir un logiciel open source pour votre organisation, c'est dire quelque chose sur vos valeurs.

C'est choisir la transparence plutôt que l'opacité, l'autonomie plutôt que la dépendance, la pérennité plutôt que la commodité à court terme. Et dans bien des cas, c'est choisir de faire circuler vos ressources de manière confidentielle et sécuritaire dans un écosystème communautaire plutôt que de les concentrer dans les poches d'un actionnaire quelque part à l'autre bout du continent.

Pour des organisations dont la mission est de servir le bien commun, la culture, la communauté, l'entrepreneuriat responsable, il y a quelque chose de profondément cohérent à bâtir sur des fondations qui partagent ces mêmes valeurs.

Ce que ça change, concrètement, pour vous

Vous n'avez pas besoin de comprendre comment fonctionne un logiciel pour faire le bon choix. Vous avez besoin d'un partenaire qui comprend ces enjeux à votre place et qui peut vous guider avec clarté.

Chez Percumédia, c'est exactement ce que nous faisons depuis 2017. On construit des présences numériques qui appartiennent vraiment à nos clients — robustes, évolutives, conviviales, libres de toute dépendance imposée.

Parce que votre mission mérite des outils à sa hauteur.


Vous avez des questions sur vos outils numériques actuels ou sur ce qu'un site en logiciel libre pourrait changer pour vous? Parlons-en, nous adorons ces conversations.